Albert Londres,
L’Âme qui vibre
“ Mais c’est faux ! Mais c’est faux ! car les morts n’auront jamais de fête ! Car c’est vous, les vivants, qui la leur avez faite, Afin de vous offrir un passe-temps nouveau ! Mais pourquoi donc, mon Dieu ! dépenser tant de vie ! Que m’importe, après tout, ce que font les vivants ? Puisque je n’irai pas, ce jour, grossir leurs rangs, Puisque je resterai dans ma chambre garnie. Et puis, pour la revoir, ai-je besoin, d’ailleurs, D’aller au cimetière ou d’attendre une fête ? A-t-elle été pour rien l’amante d’un poète ? Et n’est-elle enterrée au caveau de mon cœur ? ”
