André Léo

André Léo

Résumé

Portrait de André Léo André Léo Les Désirs de Marinette (1864)

Un homme de cœur est toujours un honnête homme. Je m’estime très heureux de vous avoir rencontré.
Au bout de quelques jours, Marie comprit enfin que Joseph l’avait abandonnée. Elle avait d’abord été désolée du chagrin qu’elle venait de lui causer, inquiète jusqu’à le chercher elle-même, au hasard, et follement. Elle avait eu le courage de visiter la Morgue ; elle s’était adressée à la police en pleurant ; mais enfin, persuadée par toutes les probabilités et surtout par son amant que Joseph l’avait simplement abandonnée, sans explication, elle se crut le droit de lui en vouloir.
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Portrait de André Léo André Léo Les Désirs de Marinette (1864)

Joseph observait sa femme ; en la voyant embarrassée vis-à-vis de lui, mais non chagrine, il devina. Un jour, laissant les enfants seuls aux Tuileries, sous la garde de l’aîné, il regagna en courant la rue de Provence, qu’ils habitaient, ouvrit la porte du salon brusquement et vit M. de Villegard assis tout près de Marie ; leurs mains étaient enlacées ; leurs visages animés. Il resta sur le seuil, muet, immobile. Aux timides excuses de sa femme, aux impertinences du vicomte, il ne répondit pas et n’entendit rien. Il ne voyait qu’une chose, la trahison de sa femme, de Marinette !
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Portrait de André Léo André Léo Les Désirs de Marinette (1864)

Marie avait besoin d’amour bien plus que de gloire. Elle devenait de moins en moins ambitieuse, et il y avait longtemps que toutes ces beautés du luxe qui l’avaient tant éblouie, qu’elle avait tant désirées, ne la touchaient plus. Elle avait cru ensuite que l’amour d’un homme tel que le vicomte, devait être le bonheur même et la plus douce gloire ; elle vivait dans les larmes pourtant, avec cela.
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