Hector Malot,
Romain Kalbris
(1886)
“ Des talus de fossé, surmontés de charmilles encore garnies de leurs feuilles séchées sur leurs branches, coupaient çà et là les bois ; nous nous blottîmes au pied d'un de ces talus. Il nous protégea assez longtemps ; mais la neige, entraînée par les rafales, rasait la terre comme un nuage de poussière blanche et elle ne s'arrêtait que lorsqu'elle rencontrait un obstacle : bientôt elle dépassa la crête du talus et elle retomba du côté où nous étions appuyés; elle nous arrivait en tourbillons sur la tête et nous glissait dans le cou, où elle fondait. ”
