Ludwig Büchner

Ludwig Büchner

Résumé

Portrait de Ludwig Büchner Ludwig Büchner La vie psychique des bêtes (1881)

Une fourmi, dont le cerveau vient d'être transpercé par les tenailles crochues d'une amazone, reste dans cet état comme clouée à sa place, debout sur ses six pattes ; de temps en temps un frisson général agite son corps et elle lève à intervalles égaux un de ses membres. Parfois elle fait quelques pas rapides et court, comme poussée en avant par un ressort invisible, en véritable automate, sans but ni direction. L'excite-t-on, elle fait un mouvement de recul, mais, à peine la laisset-on tranquille, qu'elle retombe dans son immobilité.
Source : Gallica

Portrait de Ludwig Büchner Ludwig Büchner La vie psychique des bêtes (1881)

Il est difficile de se figurer quelque chose de plus artistique que le nid du frelon (vespa crabro) , d'une hauteur souvent de 50 centimètres sur 35 à 40 de diamètre, entouré d'une enveloppe épaisse, d'une espèce de coquille cylindrique. Le frelon est un brigand redouté, la terreur et l'épouvante de tous les butineurs ailés, voltigeant de fleur en fleur. Pareil au diable pourchassant les âmes des damnés, il fond sur sa proie, qui parfois est un gros papillon, et l'entraîne pour la livrer en pâture à sa progéniture affamée et velue.
Source : Gallica

Portrait de Ludwig Büchner Ludwig Büchner La vie psychique des bêtes (1881)

Née du soleil, l'abeille tend toujours vers sa patrie céleste. En revanche, le faux-bourdon, ce paresseux, n'est que le produit de la charogne du cheval. Les âmes d'abeilles sont des âmes, qui gardent leur pureté, et, préoccupées de l'immortalité, évitent tout ce qui est bas. Joyeuses, les abeilles voltigent autour de Zeus nouveauné, et déposent sur ses lèvres du miel sucré.
Source : Gallica

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