Ludwig Büchner,
La vie psychique des bêtes
(1881)
“ Une fourmi, dont le cerveau vient d'être transpercé par les tenailles crochues d'une amazone, reste dans cet état comme clouée à sa place, debout sur ses six pattes ; de temps en temps un frisson général agite son corps et elle lève à intervalles égaux un de ses membres. Parfois elle fait quelques pas rapides et court, comme poussée en avant par un ressort invisible, en véritable automate, sans but ni direction. L'excite-t-on, elle fait un mouvement de recul, mais, à peine la laisset-on tranquille, qu'elle retombe dans son immobilité. ”
