C. Vériot

Résumé

C. Vériot Les insectes (1873)

Il n'est qu'un instrument. Son adresse n'est si surprenante que parce qu'elle est liée à cette adorable intelligence qui a tracé à chaque insecte le cercle de ses travaux, comme elle a tracé l'orbite de chaque planète. Ainsi, quand je vois un insecte travaillant à la construction d'un nid ou d'un cocon, je sens une impression de respect, parce qu'il me semble que j'assiste à un spectacle où l'Artiste suprême est caché derrière la toile.
Source : Gallica

C. Vériot Les insectes (1873)

Elles le lèchent, le nettoient, et recommencent ainsi plusieurs fois par jour, avec un zèle infatigable. Grâce à ces soins, les larves grandissent vite; car, au bout de six jours, elles ont atteint leur grosseur. Elles cessent alors de manger, et les ouvrières les enferment dans leurs cellules, qu'elles recouvrent d'une lame de cire bombée. La larve commence à filer ; elle jette de ci de là des fils de soie dont elle tapisse toute sa maison. Dans ce cocon brun, elle se transforme en nymphe, et l'on voit à travers sa peau fine et blanche les yeux, les pattes, les ailes de l'abeille.
Source : Gallica

C. Vériot Les insectes (1873)

L'insecte introduit l'air dans ses trachées pir de fortes inspirations ; ce fluide pénètre dans les nervures des ailes, en desséchant les liquides, et les raffermit. Bientôt de rapides mouvements vibratoires les agitent ; l'insecte tourne tour à tour chaque aile du côté de l'air libre, afin de la sécher. Le frémissement est si précipité, que l'œil aperçoit une masse élargie et indistincte, comme lorsque vibre une corde élastique. En môme temps l'aile grandit dans une proportion extraordinaire, incroyable.
Source : Gallica

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