C. Vériot, Le Bonheur du foyer, par C. Vériot (1873)
“ Gabrielle reçut avec orgueil cette preuve de la tendresse qu'elle avait inspirée, mais elle en fut peu touchée, et elle ne se préoccupa que des moyens d'exercer sur Henri un empire absolu. Il y en avait un bien simple et bien légitime : c'était de suivre les conseils d'Emma; mais la jeune femme ne s'arrêta pas un instant à celui-là ; bien plus, au lieu d'admirer sa soeur, elle s'en moqua tout bas, et se dit qu'une femme sans instruction, sans esprit, sans bonté, pourrait, tout aussi bien qu'Emma, vivre en bonne intelligence avec un mari dont elle s'attacherait à prévenir les moindres désirs. ”
