Résumé

Portrait de Maurice Girard Maurice Girard Les métamorphoses des insectes… (1884)

Bientôt une effluve de chaleur, un rayon de soleil frappe l'insecte engourdi; un instinct tout nouveau s'éveille en lui, celui de la reproduction; il s'élance sans crainte; les fines membranes battent l'air en mesure, le fluide élastique réagit, l'insecte s'avance dans le milieu subtil, et, dédaignant cette terre qui a nourri son enfance, plus roi que le roi de la création, qui le regarde avec envie, il monte, il monte, amoureux de liberté, enivré de soleil.
Source : Gallica

Portrait de Maurice Girard Maurice Girard Les métamorphoses des insectes… (1884)

Comme l'adulte, elle relève l'abdomen d'un air menaçant. Très agile et très carnassière, elle guette le jour sa proie au passage, à demi enfoncée dans un trou en terre, et sort la nuit pour chasser. Souvent elle saisit à la gorge un autre individu de son espèce et le suce avec avidité. Vers la fin de mai, elle s'enfonce en terre et se transforme en nymphe dans une cellule. La nymphe est d'un jaune-paille avec la tête repliée en dessous, ainsi que les pattes, les ailes sur le côté.
Source : Gallica

Portrait de Maurice Girard Maurice Girard Les métamorphoses des insectes… (1884)

Beaucoup -de philosophes ont été frappés de re-
trouver, dans les divers états des insectes, une image parfaite des transformations de notre nature. La vie de l'homme, sa mort et son réveil semblent avoir leur représentation admirable dans la vie, le sommeil léthargique et le réveil du papillon. Comme la larve rampante, l'homme se traîne sur la terre ; comme la nymphe immobile, l'homme dort dans sa tombe; comme l'amant des fleurs, insecte aux ailes d'or et d'azur, l'homme renaît à la vie par l'immortalité de l'âme.
Source : Gallica

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