Résumé

Antoine Verriele Les séminaristes de Saint-Sulpice morts au champ d'honneur 1914-1918 (1920)

Ne vous attristez pas ; la plus grande joie de la vie, c'est bien une mort chrétienne. Priez pour moi, afin que je ne connaisse pas le terrible jugement de Dieu. Qu'il m'accorde la grâce d'expier mes fautes et de jouir de la possession du Ciel. Je n'ai jamais été aussi heureux qu'aujourd'hui. Si je ne dois pas vous revoir avant de mourir, j'accepte ce sacrifice ; acceptez-le aussi, pour que j'aille plus rapidement au Ciel. Priez beaucoup pour moi ; je vivrai avec vous. Je vous aime de tout mon cœur. J'offre ma vie pour la paix et pour mes camarades du front.
Source : Gallica

Antoine Verriele Les séminaristes de Saint-Sulpice morts au champ d'honneur 1914-1918 (1920)

Fiat ! je ne désire qu'une chose, être prêtre. Si, pourtant, ce sacrifice m'est demandé, liai, fiai ! Je remets tout entre les mains de la Sainte Vierge, mes désirs, mes craintes, mes souffrances, ma vie, et je pars joyeux. Je ferai mon devoir, tout mon devoir, à la française, en chrétien ! » L'âme très jeune, ardemment pieuse, du cher séminariste se peint en ces lignes, plein d'entrain toujours, exubérant parfois, très simplement et modestement consciencieux. A un ami malade, qu'il encourageait, ce mot qui révèle son âme : « Souffrir en aimant, c'est le vrai bonheur ».
Source : Gallica

Antoine Verriele Les séminaristes de Saint-Sulpice morts au champ d'honneur 1914-1918 (1920)

Et sa préparation actuelle à son idéal sacerdotal, c'est sa vie de chaque jour, acceptée par amour : « Oh ! comme la piété se transforme au fond d'une tranchée ! Comme on se fortifie ! Comme on est content de verser sa vie, chaque jour, comme goutte à goutte.
Comme on se sent près du Sacré-Cœur de Jésus au milieu du danger. Et comme quelquefois, hélas, après une charge, on reproche presque au Bon Maître de ne vous avoir pas rappelé auprès de Lui, où on ne pense plus qu'à Lui ! » Aussi, avec quel bonheur il aime à se dire le « petit minoré » du Bon Dieu, à servir la Messe !
Source : Gallica

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