Impressions de guerre de prêtres soldats… (1916-1917)
“ Vers quatre heures, les Allemands sont venus sur lui, l'ont retourné; il a montré sa cuisse brisée et, à bout portant, ils lui ont tiré deux balles dans la tète; une lui a arraché les deux yeux. Et il est resté là toute la nuit à dire son chapelet et à m'attendre. Quand il est installé sur un matelas, un peu lavédu sang qui l'encroûte, je l'absous et, dès lors, il ne cesse de me redire : « Je suis au paradis! Je suis si bien ici ! » Pas une plainte, pas un mot de douleur, toujours le remerciement et la joie comme d'une extase. ”
