Owen Spencer Watkins

Résumé

Owen Spencer Watkins Avec les Français en France et en Flandre (1915)

C'est de cet endroit que les fourgons de vivres partent la nuit et c'est de là que les voitures d'ambulance font le va-et-vient entre les postes de secours, amenant leur chargement lamentable de malades et de blessés. Nous y vivons dans une sécurité relative, mais toujours à portée du bruit de la fusillade et des mitrailleuses dans les tranchées. Au-dessus de nous, les obus de nos gros canons, avec un bruit strident, s'élancent, de temps à autre, vers les lignes ennemies pour y répandre la destruction et la mort.
Source : Gallica

Owen Spencer Watkins Avec les Français en France et en Flandre (1915)

Plus tard, nous entrâmes en contact avec l'infanterie et les blessés commencèrent à paraître un à un ; la nuit ménageait aux brancardiers une lourde besogne. Il leur fallait transporter les blessés sur un parcours d'environ 4 kilomètres à travers des terres labourées, amollies par la pluie et il faisait noir comme dans un tombeau. Du coucher du soleil à l'aube, ils furent à l'œuvre sans un mot de murmure. Il n'y a vraiment pas dans l'armée anglaise d'hommes plus braves et plus remplis d'abnégation que les infirmiers et les brancardiers du corps médical.
Source : Gallica

Owen Spencer Watkins Avec les Français en France et en Flandre (1915)

« Vingt officiers et soldats, la plupart du régiment de Manchester », dit Brown à voix basse, « Winnifrith en a inhumé trois ici, la nuit dernière, et deux la nuit précédente. N'ayez pas peur de vous servir d'une lumière ce soir. Il y a trop de brouillard pour que l'ennemi puisse la voir;
en tout cas, ils ont du travail sur les bras, car nos braves attaquent. Ecoutez ! » C'était encore la voix rageuse des mitrailleuses et le bruit de la fusillade si nourrie qu'on aurait dit le bouillonnement de l'eau dans un gigantesque chaudron.
Source : Gallica

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