Résumé

Portrait de Stanley Washburn Stanley Washburn Sur le front russe, octobre 1914-février 1915… (1916)

Où est donc le roman dans cette terrible chose qu'est la guerre ? Sont-ce bien ceux-là mêmes qui, il y a un mois, quittaient Vienne et Berlin au son des fanfares, au bruit des vivats ? Aujourd'hui, plus de cris enthousiastes. Les yeux naguère animés par l'excitation du départ et par les ovations patriotiques qui les envoyaient au combat, sont ternis par la souffrance, ou remplis d'appréhension. Et pourtant le sacrifice est nécessaire. Les Russes l'acceptent, pleins de confiance dans l'excellence de leur cause. Il fait partie de la tâche journalière.
Source : Gallica

Portrait de Stanley Washburn Stanley Washburn Sur le front russe, octobre 1914-février 1915… (1916)

Lorsqu'on a couvert, sur le sol de Pologne, un fort joli total de kilomètres à cheval, et des centaines en automobile, on en arrive à regarder ce qu'on appelle « le front » comme une sorte d'abstraction. Le pays est presque plat, avec de grands bouquets de futaie, et il est vraiment fait pour que l'on s'y perde. Dans la plaine, aucun point de repère; quant aux bois, on peut y errer pendant des heures, à quelques milles à peine de la ligne de feu, sans y voir guère plus de traces de la guerre qu'au coeur de la Colombie Britannique.
Source : Gallica

Portrait de Stanley Washburn Stanley Washburn Sur le front russe, octobre 1914-février 1915… (1916)

Une fois sur la grande route, c'est tout de suite la file interminable des convois qui, jour et nuit, encombrent les routes et chemins. Des caissons d'artillerie apportent des shrapnells, cadeaux de Noël pour les Allemands, et s'en vont lentement, en un long chapelet, sous la neige qui tombe. Les conducteurs épuisés sommeillent sur leurs selles, les servants sont couchés en travers sur les avant-trains, et l'on voit ballotter leurs pieds qui dépassent. Le convoi semble
avancer tout seul dans la nuit, car la moitié des conducteurs sont assoupis.
Source : Gallica

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