Résumé

Lettres de soldats russes (1915)

Autour de moi volent les obus de l'artillerie lourde allemande, qui bourdonnent d'une façon importune et éclatent avec fracas, arrachant des blocs de terre de la taille d'un homme. Dans l'ensemble cette plaisanterie porte respect. Mais on paraît s'habituer à tout, aussi sommes-nous assis avec le commandant de la Sotnia dans la tonnelle en buvant du thé. La tâche qui nous est dévolue n'est du reste pas difficile : garder la rivière contre toute tentative de traversée par les Allemands. Il passe des patrouilles; les sentinelles, des grand'gardes sont postées de place en place.
Source : Gallica

Lettres de soldats russes (1915)

Si le régiment est ferme, fort, robuste et agile, l'ennemi n'aura pas le beau rôle. Il devra en tout premier lieu se précipiter sur nous comme sur un mur de pierre et nous culbuter. C'est le devoir de l'ennemi; le nôtre, est de le contenir et ne pas le laisser dépasser certaines limites, le maintenir et le presser en occupant peu à peu ses positions.
Actuellement, je suis en arrière de la terrible ligne de feu ininterrompue des Allemands et des Autrichiens, mais bientôt j'y serai à nouveau.
Source : Gallica

Lettres de soldats russes (1915)

Hier nous avons été soumis à un feu de shrapnels terrible des Autrichiens dans une forêt, et les hommes tombaient comme des mouches. J'ai été égratigné à la main, exactement comme la première fois, le 17 août, lorsqu'un éclat d'obus a brisé la carabine que je tenais. Le feu des Autrichiens était très précis parce que l'un d'eux, s'étant déguisé en paysan, était monté sur une colline et de là faisait des signaux avec un miroir. Dès que nous vîmes que le feu était bien dirigé, nous conclûmes que nous étions repérés et le commandant donna l'ordre de fouiller le bois.
Source : Gallica

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