Carnets d'un soldat en Haute-Alsace et dans les Vosges… (1917)
“ Le feldwebel a tiré et l'a tué à bout portant. Les Allemands .ont pris le cheval, le sabre, la carabine et le casque, et le joli petit dragon est resté à plat ventre, les bras en croix. Des chasseurs sont arrivés au coup de fusil ; le feldwebel a lâche le cheval et s'est jeté dans le bois avec ses hommes. — Der Krieg ist traùrig (la guerre est terrible) , termine la garde-barrière, dont les yeux se remplissent de larmes. Un brouillard épais et qui coule empêche de voir à dix pas. Les sentinelles, accroupies derrière le talus de la voie ferrée, sont attentives. ”
