Henry Daussy

Élements biographiques

Henry Daussy Histoire de la ville d'Albert… (1895)

Nulle élection n'a plus lieu que si elle est approuvée du Seigneur. Le corps électoral ne se réunit plus que par ordre : quelque fois il est présidé par le Bailli ou le Procureur fiscal du Marquisat. Si un membre de l'Échevinage vient à donner sa démission on ne dérange pas pour si peu le corps électoral, c'est le Seigneur qui, d'office, pourvoit au remplacement, sans même se soucier de savoir si son élu n'est pas, comme il arriva en 1756, frappé d'incapacité pour cause de parenté avec d'autres membres de l'Échevinage.
Source : Gallica

Henry Daussy La ligne de la Somme pendant la campagne 1870-1871… (1875)

Lippe, sur la route de Guise, ne rencontra personne. Il était évident que la poursuite était vaine ; Gœben fut obligé de se l'avouer dès le soir du 20 janvier. Sa cavalerie ne ramassait que des traînards ; l'armée française lui échappait avec son artillerie et son matériel ; il ne savait même pas de quel côté s'étaient retirées les principales forces de Faidherbe, si c'était sur Cambrai, ou sur le Cateau, ou sur Guise. La rapidité avec laquelle l'armée du Nord avait effectué sa retraite jetait l'ennemi dans un étonnement qui n'était pas sans un mélange d'admiration.
Source : Gallica

Henry Daussy L'entrée des Prussiens à Amiens… (1883)

Il fallait laisser à chacun son rôle, aux Prussiens celui de vainqueurs qui, à lasuite de la bataille, prennent possession de la ville conquise, à nous celui de vaincus qui subissent le destin de la guerre mais qui n'ont jamais pactisé avec l'ennemi de leur patrie.
Starklofî dut se dire que nous donner l'apparence de gens qui introduisent l'ennemi dans les murs de leur ville, c'était peut-être surexciter l'émotion populaire, donner un aliment à l'accusation de trahison et augmenter ainsi la chance des coups
de fusil.
Source : Gallica

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