Résumé

Henry Daussy Souvenirs de l'invasion, par H. Daussy… (1887)

Les Allemands sont gens soigneux et exacts qui ne veulent rien laisser perdre. C'est tantôt un fusilier, tantôt un cheval, ou un porte-monnaie, ou un autre objet qui est égaré et qu'on ordonne de rechergiren. Le terme est textuel. Les Allemands ont un langage militaire qu'on ne peut comprendre qu'à la condition de connaître le français.
A la suite d'une enquête bien conduite, les Prussiens ayant appris que le cheval de Faidherbe était chez M.
Ducamp, vinrent le réclamer à celui-ci pour le rendre à son propriétaire.
Le vrai peut quelquefois n'être pas vraisemblable.
Source : Gallica

Henry Daussy Souvenirs de l'invasion, par H. Daussy… (1887)

Les Prussiens avaient été dupes d'une simple farce de troupier.
Ce dragon était un jeune Parisien, ancien conducteur d'omnibus, qui avait été en effet au service du général Faidherbe mais qu'on avait dû renvoyer, attendu qu'il était par trop gamin de Paris.
Quant à sa monture, c'était un animal invraisemblable.
Lorsque ce dragon avait été renvoyé à l'escadron, il avait fallu lui trouver un cheval. On sait qu'il n'y avait pas de dépôt de remonte à l'armée du Nord; elle manquait de cela comme de tant d'autres choses ; on se procurait des chevaux comme on pouvait.
Source : Gallica

Henry Daussy Souvenirs de l'invasion, par H. Daussy… (1887)

Faidherbe perdant toute une journée, presque à la veille de la bataille de Pont-Noyelles, qui se donna le 23 Décembre, à faire en personne le métier d'éclaireur ; allant se promener à Conty, c'est-à-dire à huit lieues loin de son quartier général de Corbie ; franchissant pour cela, on ne sait où ni comment, la Somme que les Prussiens occupaient fortement ; et pénétrant, à quatre lieues au sud d'Amiens, dans la vallée de la Selle, au milieu de la division Barnekow qui était ce jour-là en marche de Conty sur Amiens. Cela se réfute de soimême.
Source : Gallica

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