Henry Daussy, D'Amiens à Albert, après la bataille de Pont-Noyelles (1884)
“ Les espions prussiens pour les Français et les francs-tireurs pour les Prussiens étaient des épouvantails qui troublaient les plus fermes courages. Dans les grandes commotions morales, comme celle que cause la guerre, il se produit de ces sortes de folies qui sont éminemment contagieuses et qui, par la contagion même, grandissent dans des proportions inconcevables. Chez nous on avait la manie de l'espion ; on en voyait partout ; nombre de gens fort honorables ont failli être fusillés sous l'accusation d'espionnage. ”
