Alphonse-Émile Régnié, Mes souvenirs de captivité (1911)
“ J'avais affreusement mal aux pieds, les jambes raides., Je marchais péniblement au milieu des bourrasques de neige, de la nuit noire, lugubre, troublée seulement par le sifflement du vent dans les sapins. Ce fut en.nous soutenant mutuellement que nous parvînmes au sommet de la montagne d'où nous pouvions apercevoir la frontière. Sa vue ranima notre courage. Quelques gouttes de rhum, notre dernière ressource, partagées entre nous permirent à mes camarades et à moi de franchir la distance qui nous séparait de l'Autriche. ”
