Alphonse-Émile Régnié

Résumé

Alphonse-Émile Régnié Mes souvenirs de captivité (1911)

J'avais affreusement mal aux pieds, les jambes raides., Je marchais péniblement au milieu des bourrasques de neige, de la nuit noire, lugubre, troublée seulement par le sifflement du vent dans les sapins.
Ce fut en.nous soutenant mutuellement que nous parvînmes au sommet de la montagne d'où nous pouvions apercevoir la frontière. Sa vue ranima notre courage. Quelques gouttes de rhum, notre dernière ressource, partagées entre nous permirent à mes camarades et à moi de franchir la distance qui nous séparait de l'Autriche.
Source : Gallica

Alphonse-Émile Régnié Mes souvenirs de captivité (1911)

III. MON RETOUR EN FRANCE PAR L'AUTRICHE ET L'ITALIE
Après quatre ou cinq heures d'efforts pénibles nous arrivâmes en vue du poteau qui pour nous était la vie sauve. Bientôt après, nous arrivâmes au village d'Aremberg. Un sapin, suspendu à la porte d'une des premières maisons, attira notre attention. Nous frappâmes à la porte. Un petit garçon vient nous ouvrir mais, effrayé sans doute à l'aspect des individus en haillons, il se sauve à toutes jambes, laissant la porte ouverte. Nous profitons alors du passage laissé libre et nous pénétrons dans une grande salle ornée de tables et de bancs.
Source : Gallica

Alphonse-Émile Régnié Mes souvenirs de captivité (1911)

Dans un coin de la salle j'avais fini par remarquer des douaniers prussiens qui nous lorgnaient d'un œil méchant, pendant que des gendarmes autrichiens riaient en face de leur déconvenue. J'appris bientôt que des charretiers, nous ayant reconnus à Posendorf, étaient allés nous dénoncer au bourgmestre, qui savait d'ailleurs notre évasion par la gazette de Dresde. Tout alors avait été mis en œuvre pour nous surprendre et une quantité de douaniers saxons avaient surveillé la frontière la nuit où nous l'avions franchie.
Source : Gallica

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