"Évasions" (1946)
“ De légers flocons passent à travers les interstices du wagon en laissant d'étroites bandes givrées et en bouchant les plus larges ouvertures. Le mauvais temps nous poursuit jusqu'à Stuttgart où nous arrivons en pleine nuit. L'immense gare est quasi silencieuse. Ce manque de mouvement nous oblige à garder le silence le plus complet. Nom d'un chien ! Le froid nous engourdit, la faim nous donne de très désagréables crampes d'estomac et nous n'avons plus de pain, plus de bière. La soif s'en mêle, bien que nous essayons de nous rafraîchir en posant des petits paquets de neige sur notre langue. ”
