"Évasions" (1946)

Résumé

"Évasions" (1946)

“ De légers flocons passent à travers les interstices du wagon en laissant d'étroites bandes givrées et en bouchant les plus larges ouvertures. Le mauvais temps nous poursuit jusqu'à Stuttgart où nous arrivons en pleine nuit. L'immense gare est quasi silencieuse. Ce manque de mouvement nous oblige à garder le silence le plus complet.
Nom d'un chien ! Le froid nous engourdit, la faim nous donne de très désagréables crampes d'estomac et nous n'avons plus de pain, plus de bière. La soif s'en mêle, bien que nous essayons de nous rafraîchir en posant des petits paquets de neige sur notre langue.
”
Source : Gallica

"Évasions" (1946)

“ Près de la fosse, le corbillard de fortune s'arrête. Des bras fraternels aident le fardeau à glisser doucement dans la tranchée funèbre. Gardiens et prisonniers, nous sommes tous au garde à vous. L'aumônier nous invite à prier pour le repos de l'âme de notre camarade, pendant que les Allemands, sur un ordre, tirent trois salves d'honneur. Ce bruit de guerre déchire la sérénité du lieu. L'odeur de la mort fait place à celle de la poudre. Quelques pelletées de terre mêlées de larmes tombent sur le cercueil de mauvais bois, dernière cellule de notre camarade prisonnier de l'éternité. ”
Source : Gallica

"Évasions" (1946)

“ Je ne peux pas passer sous silence le courage calme et dévoué du Médecin Capitaine Dumont qui fit tout ce qui fut humainement possible de tenter, dans un hôpital comme celui de Biesdorf, pour sauver ses compatriotes et les prisonniers de guerre anglais, russes et yougoslaves. Il se dévoua sans compter comme chirurgien. Pour cet homme il n'y avait pas de repos ; dès qu'on lui amenait un prisonnier, à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit, il se mettait à l'œuvre, craignant toujours qu'un retard fût fatal.
Naturellement, le Capitaine Dumont eut toutes sortes d'ennuis avec les Allemands.
”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature