Résumé

Ph. Bruchon Neuf mois de captivité en Poméranie… (1886)

Hélas ! nous ne devions pas avoir ce bonheur ; la mort, que nous bravions et qui n'avait pas voulu de nous sur les champs de bataille, allait s'appesantir, de plus en
plus terrible et inexorable, sur tes malheureux enfants, ô patrie ! et les enlacer pêle-mêle dans l'affreux linceul de l'exil.
Nous étions donc tous dans l'attente de ce signal qui devait marquer le commencement du carnage, écoutant, haletants et impatients, les moindres bruits qui nous arrivaient du dehors et prêtant l'oreille aux heures qui sonnaient lentement au village de Krekow.
Source : Gallica

Ph. Bruchon Neuf mois de captivité en Poméranie… (1886)

La campagne qui environne Stettin n'est qu'une vaste plaine; çà et là des fôrêts de sapins; et, aussi loin que la vue peut s'étendre, sauf du côté qui regarde l'embouchure de l'Oder, c'est-à-dire dans la direction de Swinemünde, l'horizon est borné par la masse profonde et sombre de ces forêts : on dirait un immense rideau noir qui se déroule au loin autour de cette ville maudite.
L'hiver surtout, rien ne saurait dépeindre la tristesse et l'aspect de désolation de cette contrée, où souffle en de continuelles tempêtes l'âpre bise des mers de glaces.
Source : Gallica

Ph. Bruchon Neuf mois de captivité en Poméranie… (1886)

Les souffrances morales et physiques endurées par des malheureux sans défense et dignes d'un meilleur sort, les coups de fusil, de crosse et de plat de sabre prodigués avec rage par des brutes à des hommes minés par la faim, le froid, et d'affreuses maladies : voilà ce que j'ai à cœur de faire connaître à tous, afin qu'il n'y ait dans tout cœur français que haine et exécration contre ces mercenaires qui sont hors l'humanité.
Source : Gallica

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