Emile Pouteau, De Laval à Dantzig : souvenirs de la guerre de 1870-71 (1911)
“ Je bois une goutte de cognac que j'ai conservé dans mon bidon pour chasser la fraîcheur qui menace de me gagner et je ferme les yeux pour tâcher de sommeiller. 23 octobre. Dimanche. Quelle nuit affreuse je viens de passer, mon Dieu ! Comme j'ai le dos, les reins et tous les membres courbaturés ! Je suis trempé comme une soupe ; tout le temps il a plu et fait un vent terrible. Nos couvertures sont imprégnées d'eau. Ah ! il est gai notre premier dimanche de campagne ! A une heure après minuit, j'ai fait une reconnaissance, accompagné de mon sergent-major, par une pluie battante. ”
