Résumé

Léon Géraud Les étapes d'un chasseur à pied… (1872)

Au milieu du brouhaha, M. Cornu, de la pointe de son épée, fit un signe, et les clairons sonnèrent le refrain des chasseurs ; puis, de sa voix grêle et cassante, quand le silence se fut fait : «Bataillon, l'arme sur l'épaule droite ! cria-t-il. Bataillon, par le flanc droit et par file à gauche, en avant, marche ! »
Les clairons reprirent leur sonnerie, le poste de police présenta les armes; nous étions en route pour l'armée de la Loire !
Combien, parmi ces six cents hommes, ne devaient jamais revoir la caserne d'Equerchin !. Mais l'on songeait bien à cela!
Source : Gallica

Léon Géraud Les étapes d'un chasseur à pied… (1872)

Un coup de poing de caporal à sergent était puni par la fusillade. Et cette pénalité rigoureuse, planant comme une terreur sur l'armée de la Loire, y maintenait la discipline de fer, introduite par le général de Paladines.
Il ne faut pas s'y tromper, la discipline fait les héros.
Si les Allemands nous ont vaincus, ce n'est point grâce à leur excessive bravoure, mais bien à leur discipline implacable.
Mais, dira-t-on, la discipline poussée à ce point est la négation de toute individualité et de tout courage personnel? On étouffe un peuple sous le militarisme, et l'on enrégimente son génie !
Source : Gallica

Léon Géraud Les étapes d'un chasseur à pied… (1872)

Nous partîmes au pas gymnastique, tandis que le bataillon nous suivait lentement, à rangs serrés, le chassepot sur l'épaule droite.
C'était plaisir de voir quel entrain et quelle ardeur chacun y mettait. De pauvres diables se traînant la veille avec toutes les peines du monde, couraient maintenant sans broncher; le sac sur le dos, et tels qui grelottaient le matin, suaient maintenant à grosses gouttes. Certes, le canon enfièvre et surexcite au delà du possible, mais
pour plusieurs, il fallait encore y mettre une rude dose de volonté.
Source : Gallica

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