Gustave Fautras, Souvenirs et impressions de 1870-1871… (1906)
“ Mais Paris, stupéfait d'abord, se montre insouciant bientôt à ce bombardement et le nargue même. Paris rationné, réduit au pain de siège et à la viande de cheval, ne change rien à ses habitudes : il garde sa physionomie boulevardière, sa foi indomptable, son entêtement héroïque. — Et s'il doit être brûlé, comme on le souhaite au delà du Rhin avec une joie sauvage, il disparaîtra, foyer du monde et de la civilisation, dans la fierté de son attitude et la grandeur de son âme française !. A Bobigny, les mobiles montent la garde dans les tranchées. ”
