Gabriel Cottreau, Sept mois de services et une campagne… (1904)
“ Le soir, le 2e bataillon, et je crois tout le régiment, couche sous la tente malgré un froid terrible. Le 22 et les jours suivants jusqu'au 28, le bataillon reste en permanence dans des tranchées, sans autre abri que ceux qu'improvisent les hommes avec des toiles de tentes et des branchages. Le froid nous y poursuit et enserre impitoyablement nos soldats ; ils passent ainsi cette terrible nuit de Noël, si triste dans Paris, morne, sombre et sans passants, plus triste encore dans les tranchées où nos malheureux mobiles engourdis par le froid gisent sur le sol profondément gelé. ”
