Résumé

E. Malher Le Journal du 97e de ligne (22e léger… (1862)

Trop peu nombreux pour s'aventurer dans la plaine, audelà de la tête de pont, les vainqueurs s'établissent derrière les épaulements et font pleuvoir sur les fuyards une grêle de balles, tandis que la batterie de la division ouvre dans leurs masses profondes de larges et sanglants sillons.
L'artillerie de la garde, celle de la division de Camou, foudroyaient en même temps de leurs boulets la 3e colonne russe et la jetait en désordre au milieu de la déroute des deux autres.
Source : Gallica

E. Malher Le Journal du 97e de ligne (22e léger… (1862)

Dans la nuit, trois fortes colonnes et une nombreuse artillerie vinrent se masser dans les ravins du Carénage et des Carrières. Dès le matin, profitant d'un épais brouillard et peut-être aussi d'un défaut de surveillance des avant-postes, ils se jetèrent sur les Anglais et marchèrent sur leur camp. Cette attaque imprévue rencontra une résistance énergique. Nos alliés, bientôt remis de leur surprise, opposèrent la plus héroïque défense aux masses qui les pressaient de tous côtés, et,
malgré des pertes énormes, ils donnèrent le temps au général Bosquet d'arriver à leur secours.
Source : Gallica

E. Malher Le Journal du 97e de ligne (22e léger… (1862)

Morel n'hésita pas un instant à exécuter sa consigne. Séparé d'une partie de son monde par la masse des Russes, bientôt entouré, il tint bon avec une poignée d'hommes et tomba percé de balles et de coups de baïonnettes.
C'était finir en soldat, victime de l'honneur et du devoir.
Une pareille mort est du nombre de ces actions qui parlent d'elles-mêmes et qu'il suffit de citer. Combien l'histoire
en ait-elle dans ses fastes qui s'effacent devant la froide résignation et le courage modeste du capitaine Morel ?
Source : Gallica

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