Jean Joseph Gustave Cler

Jean Joseph Gustave Cler

Résumé

Portrait de Jean Joseph Gustave Cler Jean Joseph Gustave Cler Souvenirs d'un officier du 2e de zouaves… (1869)

Tandis que le général Jusuf, qui opérait au nord de la ville, était prévenu, par l'éclat d'un grand feu, que l'attaque commençait au sud, les deux colonnes de droite et de gauche et la réserve s'ébranlaient pleines d'ardeur.
C'est un moment solennel que celui qui précède un assaut. Chacun de ceux qui doivent s'élancer sur la brèche, l'œil au guet, l'oreille attentive, la bouche muette, appelle de tous ses vœux l'instant du combat : chacun de ceux qui doivent remplacer sur la brèche le compagnon tué par l'ennemi ou enterré sous de sanglants décombres, n'est pas moins impatient.
Source : Gallica

Portrait de Jean Joseph Gustave Cler Jean Joseph Gustave Cler Souvenirs d'un officier du 2e de zouaves… (1869)

Les Français admirèrent ce courage froid, résolu, qui portait leurs anciens adversaires à affronter la mitraille de formidables batteries sans sourciller, sans accélérer ou ralentir leur marche, se bornant à serrer les files pour réparer les brèches humaines faites par le canon ennemi. Les Anglais avaient encore devant les yeux l'élan de nos braves fantassins, qui avaient trouvé moyen de convertir une grande bataille en une véritable course au clocher, élan tel que les Russes, en parlant des zouaves, prétendaient que ce jour-là les Africains étaient fous ou ivres.
Source : Gallica

Portrait de Jean Joseph Gustave Cler Jean Joseph Gustave Cler Souvenirs d'un officier du 2e de zouaves… (1869)

Presque renouvelé en peu de temps, ce corps si brave, et que toujours on jette aux endroits les plus périlleux, quitte mutilé la terre d'Orient pour arroser de son sang précieux de nouveaux champs de bataille. Deux fois il prodigue la vie de ses enfants sur les montagnes de la grande Kabylie, pour assurer notre conquête, et plusieurs des quelques héroïques soldats échappés si miraculeusement aux luttes de Sébastopol, aux fatigues et aux périls de ce siège inouï, viennent tomber sous la balle du Kabyle, au piton de Belias et au mamelon d'Ichériden.
Source : Gallica

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