Jean Joseph Gustave Cler,
Souvenirs d'un officier du 2e de zouaves…
(1869)
“ Tandis que le général Jusuf, qui opérait au nord de la ville, était prévenu, par l'éclat d'un grand feu, que l'attaque commençait au sud, les deux colonnes de droite et de gauche et la réserve s'ébranlaient pleines d'ardeur. C'est un moment solennel que celui qui précède un assaut. Chacun de ceux qui doivent s'élancer sur la brèche, l'œil au guet, l'oreille attentive, la bouche muette, appelle de tous ses vœux l'instant du combat : chacun de ceux qui doivent remplacer sur la brèche le compagnon tué par l'ennemi ou enterré sous de sanglants décombres, n'est pas moins impatient. ”
