Maréchal de Castellane

Résumé

Maréchal de Castellane Campagnes de Crimée, d'Italie, d'Afrique… (1898)

Monsieur le Maréchal, a été bien négligée en Crimée, chacun se mettait un peu à sa fantaisie; il y a du mieux depuis quelque temps. Quant à ma division, j'ai défendu expressément toute innovation, et je n'ai voulu que la tenue réglementaire; par suite, des dépenses inutiles ont été évitées. Aujourd'hui la « criméenne » a été adoptée pour tout le monde, grands et petits. C'est un très bon vêtement que le soldat porte avec plaisir.
Nous sommes parfaitement tranquilles; les Russes ne paraissent pas vouloir faire un mouvement offensif; de notre côté, nous agissons de même.
Source : Gallica

Maréchal de Castellane Campagnes de Crimée, d'Italie, d'Afrique… (1898)

Je crains fort que mon successeur ait pris le taureau par les cornes ; son plan d'attaque est diamétralement opposé à celui que, comme général en chef, je voulais employer; je n'en apporte pas moins à sa réussite, comme simple général, toutes les forces dont Dieu a su me doter.
Je vous écris ici, Monsieur le Maréchal, du champ de bataille d'Inkermann, sur lequel campe ma division et où, il y a sept à neuf mois, je battis les Russes en leur tuant ou
blessant près de dix-sept mille hommes et préservant ainsi l'armée d'un affreux désastre.
Source : Gallica

Maréchal de Castellane Campagnes de Crimée, d'Italie, d'Afrique… (1898)

Monsieur le Maréchal, rien ne manque à l'armée de Crimée, je dirai même qu'on la gâte : des sabots, des bas de laine, des chéchias turques, des capotes appelées criméennes, des peaux de mouton sont distribués. Les aliments sont en abondance, des juliennes sont même données, et, comme les hommes n'ont que des gardes à monter, il en résulte que l'hiver sera très supportable pour tous.
Nous n'avons rien de nouveau : Russes et Français restent tranquilles; les premiers se fortifient toujours sur le plateau de Mackenzie et sur la Balbeck.
Source : Gallica

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