Armée de Crimée

Définition et enjeux

Maréchal de Castellane Campagnes de Crimée, d'Italie, d'Afrique… (1898)

Monsieur le Maréchal, rien ne manque à l'armée de Crimée, je dirai même qu'on la gâte : des sabots, des bas de laine, des chéchias turques, des capotes appelées criméennes, des peaux de mouton sont distribués. Les aliments sont en abondance, des juliennes sont même données, et, comme les hommes n'ont que des gardes à monter, il en résulte que l'hiver sera très supportable pour tous.
Nous n'avons rien de nouveau : Russes et Français restent tranquilles; les premiers se fortifient toujours sur le plateau de Mackenzie et sur la Balbeck.
Source : Gallica

Victor de Mars Revue des Deux Mondes

L’expédition de Crimée vient de nous offrir des exemples aussi concluans que complets de ce qui peut être entrepris aujourd’hui par l’union des forces de terre et de mer. Il nous reste à en faire découler des conséquences qui, partout où l’on a une marine ou seulement un littoral, pourront donner matière à réflexion.
II. Le fait principal que nous avons voulu mettre en lumière dans notre courte revue de la guerre de Crimée est la facilité avec laquelle une armée nombreuse a pu être embarquée, transportée au loin et jetée sur le sol ennemi.
Source : Wikisource

Henri Choppin Souvenirs d'un capitaine de cavalerie… (1909)

Les chefs de l'armée de Crimée, à tous les échelons de la hiérarchie, savaient parler un langage familier au soldat et jamais, parmi eux, on n'a trouvé des harangueurs du genre de ceux dont parle Mathieu Marais dans son journal :
Dont les uns vont tremblotant Et les autres bavardant, Si bien qu'il faudrait mieux écouter des corneilles Que ces persécuteurs d'oreilles Qui sont, sans en excepter un, Les plus grands ennemis du goût, du sens commun.
Ce sont les soldats d'Afrique qui ont formé le noyau de l'armée de Crimée.
Source : Gallica

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