Pierre de Castellane, Madgy : souvenirs de l'armée anglaise en Crimée (1878)
“ J'ai bien souffert depuis que je suis en Crimée, mais toutes ces peines me prouvent combien je l'aime, et je suis si heureuse de l'aimer. Madgy avait pris la main de lady Dover, et la serrant avec force : – Ah ! oui, dit-elle, il doit être bon de se rafraîchir dans la tendresse, de désaltérer enfin son coeur. Le Seigneur ne nous a pas donné en vain cette soif d'affection. La Providence miséricordieuse accorde parfois aux âmes qui supportent la souffrance sans se plaindre, un coeur ami et l'heure d'abandon qui les soulage du poids accablant de l'isolement. ”
