Résumé

Eugène Jouve Voyage à la suite des armées alliées en Turquie… (1855)

La foule de jeunes seigneurs partis pour la bataille comme pour la fête, le cœur content, l'esprit joyeux, est fort déconcertée de la résistance endiablée des Turcs, et surtout de la manière dont l'Europe considère cette prétendue croisade qui n'est guère plus morale que les pillages des bachi-bozouks.
On ne demanderait pas mieux que de se tirer d'embarras par une paix telle quelle, mais l'empereur de Russie s'entête à continuer la guerre. Seulement il paraît vouloir à présent la traîner en longueur, espérant tuer la Turquie par l'épuisement de ses forces mieux qu'à coups de canon.
Source : Gallica

Eugène Jouve Voyage à la suite des armées alliées en Turquie… (1855)

Nous combattons maintenant et toujours pour la liberté, avec les Turcs contre les Russes et les Grecs, aussi bien et mieux encore qu'il y a vingt-six ans avec les Russes et les Grecs contre les Osmanlis. Seulement, à cette dernière époque, il ne s'agissait que de sauver l'indépendance d'un petit peuple, et à présent il s'agit de sauver la liberté de toute l'Europe, celle des Grecs eux-mêmes, d'une tyrannie bien autrement savante et redoutable que celle des Turcs. Pour atteindre ce but, nous sacrifions momentanément la partie pour le tout.
Source : Gallica

Eugène Jouve Voyage à la suite des armées alliées en Turquie… (1855)

Quelques batteries à cheval et l'artillerie des vaisseaux de la flotte, embossés le long du rivage, à notre extrême droite, protégaient seules cette terrible ascension, qui du reste ne fut pas longue. En arrivant au pied de la montagne, le cri : à la bayonnette ! parti des rangs des soldats, devança, sur plusieurs points, les ordres des officiers; à ce cri, tous cédant à la même impulsion instinctive, se lancèrent à l'assaut des positions russes, avec une impétuosité que
redoublaient, et l'exemple des chefs, et une ardente émulation entre les corps rivaux.
Source : Gallica

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