Gabriel Huberson

Résumé

Gabriel Huberson L'expédition de Tunisie (1884)

Le fait important à isoler de toutes les obscurités et de toutes les contradictions, c'est qu'à côté de notre Algérie, nous avons aujourd'hui, par l'énergie de notre gouvernement, par l'habileté de nos généraux, par le courage et l'abnégation de notre armée nationale, un riche et beau pays à coloniser; la haute leçon que renferme pour tous cette page toute fraîche de notre histoire actuelle, c'est que la République française a su conquérir sans spolier, faire la guerre en préparant la paix, briser enfin les résistances en ne versant que le moins de sang possible.
Source : Gallica

Gabriel Huberson L'expédition de Tunisie (1884)

On croirait se promener à travers des ruines ; rien ne trahit la vie ; la porte basse des maisons arabes paraît murée ; les fenêtres sont muettes ; la rue est morte. Si par hasard un burnous apparaît dans l'enfoncement d'une voûte au détour d'une ruelle, la lumière de la lune lui donne un éclat de neige ; l'homme prend des proportions gigantesques ; on croit voir une ombre. Le mendiant pouilleux qui dort
sur sa natte prend des airs de statue antique jetée à bas de son piédestal.
Source : Gallica

Gabriel Huberson L'expédition de Tunisie (1884)

Il faut bien entendre que cette cohue ne se produit pas dans tous les souks ; la population de Tunis n'y suffirait pas. Les souks de la soierie et de l'or sont surtout fréquentés ; le mouvement est moins intense dans les autres. Il en est même qui ne perdent jamais leur physionomie de ruelle écartée de village.
Il faut y revenir encore le soir, la nuit faite. Le silence et la solitude y sont complets alors, comme dans toutes les rues de la ville. Il n'y a même pas, comme dans le voisinage du quartier de la marine, le reflet de la lampe des boutiques.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature