Paul-Henri-Benjamin d' Estournelles de Constant

Résumé

Paul-Henri-Benjamin d' Estournelles de Constant La politique française en Tunisie… (1891)

Ainsi les rôles sont distribués : eux seuls paraissent, agissent ; les indigènes leur obéissent, comme autrefois; nous sommes les juges : à nous viennent ceux qui se plaignent, à nous le beau rôle d'arbitres entre le peuple et ceux qui le gouvernent, le prestige de la toute-puissance et de l'équité. Ceux-là seuls qui ne comprennent pas comment notre protectorat est organisé peuvent réclamer contre la part faite à la France dans la nouvelle administration; elle a la plus belle, la plus noble, la moins coûteuse, mais non pas la moins délicate : le contrôle.
Source : Gallica

Paul-Henri-Benjamin d' Estournelles de Constant La politique française en Tunisie… (1891)

Un moment le luxe fut tel dans la Régence, les bourgeois eux-mêmes portaient des burnous si fins, des turbans et des vestes si richement brodés que des lois somptuaires, édictées sous l'influence de quelque pieuse indignation, furent appliquées. Tunis n'en resta pas moins pour nous une ville étonnante, peuplée de nababs, et pour les Arabes un centre de lumière et de séduction, la belle, laverie, l'incomparable, la perle en un mot.
Source : Gallica

Paul-Henri-Benjamin d' Estournelles de Constant La politique française en Tunisie… (1891)

Depuis Tanger jusqu'à La Mecque, où il avait osé pénétrer comme pèlerin, il avait des amis partout, dans les palais, dans les mosquées, dans les oasis.
Mohammed bey respectait en lui le représentant le plus brillant qui ait jamais parlé au Bardo au nom de la France, il aimait en outre l'homme qui connaissait comme lui-même le Coran et les livres saints : ensemble, dans une intimité jusqu'alors inconnue entre le souverain et l'agent d'une puissance étrangère, ils parcouraient la campagne à cheval, chassaient, donnaient des fêles.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature