Jean Du Taillis, Le nouveau Maroc (1923)
“ Pour les Marocains, au contraire, le Chef de l'Islam est leur propre Sultan, armé à la fois du pouvoir temporel et du pouvoir spirituel; toute atteinte portée à ses prérogatives risque d'enflammer le sentiment religieux de la population et d'ameuter contre nous le peuple marocain tout entier. Même les tribus turbulentes qui n'ont jamais accepté la puissance temporelle du Sultan du Maroc l'invoquent dans leurs prières comme Chef de l'Islam ; il y a là, malgré les déformations que la loi coranique a pu subir en certaines régions, une force morale formidable qui s'impose à nous. ”
