Sultan du Maroc

Définition et enjeux

Jean Du Taillis,  Le nouveau Maroc (1923)

“ Pour les Marocains, au contraire, le Chef de l'Islam est leur propre Sultan, armé à la fois du pouvoir temporel et du pouvoir spirituel; toute atteinte portée à ses prérogatives risque d'enflammer le sentiment religieux de la population et d'ameuter contre nous le peuple marocain tout entier. Même les tribus turbulentes qui n'ont jamais accepté la puissance temporelle du Sultan du Maroc l'invoquent dans leurs prières comme Chef de l'Islam ; il y a là, malgré les déformations que la loi coranique a pu subir
en certaines régions, une force morale formidable qui s'impose à nous.
”
Source : Gallica

Portrait de Paul Leroy-Beaulieu Paul Leroy-Beaulieu,  Revue des Deux Mondes

“ Si l’on ajoute que, comme chérif, le sultan du Maroc jouit d’un prestige religieux chez tous les musulmans, blancs et noirs, de cette immense région, on comprend que la France, qui, au prix de tant d’efforts et de sacrifices, depuis trois quarts de siècle, a acquis la souveraineté de la plus grande partie de ces contrées et cherche, avec succès, à les initier à la civilisation moderne, surveille avec l’attention la plus vigilante tous les événemens, tous les incidens même dont le Maroc est le théâtre. ”
Source : Wikisource

Anonyme,  Revue des Deux Mondes

“ L’ambitieux émir, héros et martyr de l’islam, est devenu pour le sultan du Maroc un rival plus dangereux que tous ceux qui depuis vingt ans lui ont disputé le trône. Le royaume de Fez, depuis le pied de l’Atlas jusqu’à la frontière française, est le centre de cette action moins politique que religieuse, et en s’armant pour la guerre sainte, les tribus se constituent en face de Muley-Abderraman dans un état voisin de l’insurrection. ”
Source : Wikisource

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