Résumé

La Conférence d'Algésiras, histoire diplomatique de la crise marocaine… (1908)

Je ne yeux pas revenir sur le passé, mais je crois qu'entre deux grands peuples unis par les liens d'une haute culture intellectuelle et
morale, rien ne vaut une explication franche. Quand la France s'est entendue avec l'Angleterre d'abord, avec l'Espagne ensuite, au sujet du Maroc, j'ai dit au Reichstag que je me refusais à considérer que ces accords eussent une pointe dirigée contre l'Allemagne. A cette affirmation optimiste on a inutilement infligé un démenti en affectant d'ignorer l'Allemagne et de se passer d'elle.
Source : Gallica

La Conférence d'Algésiras, histoire diplomatique de la crise marocaine… (1908)

La politique de réformes démocratiques n'exclut pas la politique de défense nationale : au contraire, elle l'exige comme sa sauvegarde nécessaire ; car plus un peuple place haut son idéal, plus il a le devoir de le préserver des atteintes de l'étranger. La diplomatie, si habile soit-elle, n'est rien sans ce substratum : colosse aux pieds d'argile, elle s'effondre au premier choc.
La leçon d'Algésiras est donc, en dernière analyse, un enseignement militaire. « La guerre, a dit von der Goltz, est l'affaire des nations. » La capacité de faire la guerre est leur salut.
Source : Gallica

La Conférence d'Algésiras, histoire diplomatique de la crise marocaine… (1908)

« Puisse la conférence résoudre les questions posées conformément à l'intérêt général ! Nous avons indiqué ici quelles étaient les principales et comment elles nous apparaissaient. Tout le monde exprime l'espoir qu'elles seront réglées de manière à dissiper les malentendus et à ramener l'apaisement et la confiance entre les puissances. C'est un voeu auquel nous nous associons de tout notre coeur : et pourquoi no serait-il pas réalisé puisque l'Allemagne, dans les lettres échangées le 8 juillet dernier entre le prince de Radolin et M. Rouvicr, a reconnu notre « intérêt spécial » au Maroc.
Source : Gallica

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