René Moulin

Résumé

René Moulin Vers le redressement (1927)

La Chambre ne parle que d'une chose, n'est occupée, préoccupée que d'une chose: la réforme électorale. La réforme électorale vicie en ce moment l'atmosphère du Palais-Bourbon comme elle empoisonne toute la politique de ce pays. Elle divise le Parlement, tiraille les partis, taraude le ministère. Dès lors, ne vaudrait-il pas mieux crever l'abcès, plutôt que de tergiverser davantage? Puisque le gouvernement vient de déposer son projet sur le bureau de la Chambre, qu'on le discute donc après le vote de la loi sur l'armée nouvelle. Et que chacun prenne ses responsabilités.
Source : Gallica

René Moulin Vers le redressement (1927)

Tout en proclamant la nécessité de regrouper les forces de gauche, le Congrès ne recommande-t-il pas l'union? Décidément, qui trompe-t-on?
Personne et tout le monde. C'est la grande misère, c'est la grande pitié du parti radical qu'il ne
puisse, surtout dans les circonstances présentes, constituer à lui tout seul une majorité. Pris entre le désir de pratiquer une politique nationale et d'union — d'union tout court — et la crainte d'être
privé aux élections prochaines des voix socialistes, l'élu radical cherche sa voie...
Source : Gallica

René Moulin Vers le redressement (1927)

Sauter le fossé, c'est instituer la dictature : la dictature du prolétariat. Je sais que, dans l'idée de M. Léon Blum, cette dictature serait réduite au minimum dans le temps et dans l'espace. La légalité sera bousculée, mais si peu et si vite qu'elle n'aura guère le temps de s'en apercevoir. Un viol à la houzarde sur le canapé de la Sociale. C'est ce que M. Léon Blum, d'un mot charmant, expressif, et qui mérite de rester dans les anthologies parlementaires, appelle les vacances de la légalité.
Source : Gallica

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