René Moulin, Vers le redressement (1927)
“ La Chambre ne parle que d'une chose, n'est occupée, préoccupée que d'une chose: la réforme électorale. La réforme électorale vicie en ce moment l'atmosphère du Palais-Bourbon comme elle empoisonne toute la politique de ce pays. Elle divise le Parlement, tiraille les partis, taraude le ministère. Dès lors, ne vaudrait-il pas mieux crever l'abcès, plutôt que de tergiverser davantage? Puisque le gouvernement vient de déposer son projet sur le bureau de la Chambre, qu'on le discute donc après le vote de la loi sur l'armée nouvelle. Et que chacun prenne ses responsabilités. ”
