René Moulin, La paix assassinée (1941)
“ Georges Bonnet parle avec sa netteté coutumière. Mais la gravité de la situation, l'urgence de la dénouer, cette possibilité, quasi inespérée, de sortir de l'impasse où la France s'est engagée, à la suite de l'Angleterre, rend sa parole plus ardente et plus éloquente, plus persuasive encore sa démonstration. Pendant qu'il parle, martelant ses mots, les hommes qui sont autour de lui et dont dépend la paix ou la guerre, écoutent, tous attentifs, certains avec une anxiété qu'ils ne cherchent plus à dissimuler. Pourtant, l'attitude de Daladier n'est pas sans l'inquiéter. ”
