René Moulin

Élements biographiques

René Moulin La paix assassinée (1941)

Georges Bonnet parle avec sa netteté coutumière. Mais la gravité de la situation, l'urgence de la dénouer, cette possibilité, quasi inespérée, de sortir de l'impasse où la France s'est engagée, à la suite de l'Angleterre, rend sa parole plus ardente et plus éloquente, plus persuasive encore sa démonstration. Pendant qu'il parle, martelant ses mots, les hommes qui sont autour de lui et dont dépend la paix ou la guerre, écoutent, tous attentifs, certains avec une anxiété qu'ils ne cherchent plus à dissimuler. Pourtant, l'attitude de Daladier n'est pas sans l'inquiéter.
Source : Gallica

René Moulin Vers le redressement (1927)

La Chambre ne parle que d'une chose, n'est occupée, préoccupée que d'une chose: la réforme électorale. La réforme électorale vicie en ce moment l'atmosphère du Palais-Bourbon comme elle empoisonne toute la politique de ce pays. Elle divise le Parlement, tiraille les partis, taraude le ministère. Dès lors, ne vaudrait-il pas mieux crever l'abcès, plutôt que de tergiverser davantage? Puisque le gouvernement vient de déposer son projet sur le bureau de la Chambre, qu'on le discute donc après le vote de la loi sur l'armée nouvelle. Et que chacun prenne ses responsabilités.
Source : Gallica

René Moulin Vers le redressement (1927)

Tout en proclamant la nécessité de regrouper les forces de gauche, le Congrès ne recommande-t-il pas l'union? Décidément, qui trompe-t-on?
Personne et tout le monde. C'est la grande misère, c'est la grande pitié du parti radical qu'il ne
puisse, surtout dans les circonstances présentes, constituer à lui tout seul une majorité. Pris entre le désir de pratiquer une politique nationale et d'union — d'union tout court — et la crainte d'être
privé aux élections prochaines des voix socialistes, l'élu radical cherche sa voie...
Source : Gallica

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