Résumé

Louis Maurice La politique marocaine de l'Allemagne… (1916)

Intimement liés en Europe, les uns et les autres ne sont pas loin de se confondre au Maroc; c'est le plus souvent le cas lorsqu'il s'agit de travaux publics ; chemins de fer, routes, ports, télégraphes, n'est-ce pas sur eux, l'occupation militaire mise à part, que roule toute la politique en Orient, que se manifeste la rivalité des Puissances, que se mesurent leur influence et leur situation? Et, de fait, nos difficultés avec l'Allemagne au Maroc portaient-elles sur d'autres objets? Que faut-il donc entendre par l'égalité
de l'Allemagne et de la France dans le domaine économique?
Source : Gallica

Louis Maurice La politique marocaine de l'Allemagne… (1916)

L'intérêt est la loi des nations; cette règle est si universellement admise qu'elle a passé en adage. Les Allemands l'ont adoptée comme les autres peuples, mais non sans la dénaturer à leur manière : pour eux, elle signifie que l'Allemagne est en droit de poursuivre ses fins envers et contre tous, sans tenir compte d'autres considérations, qu'elle n'est liée par aucune obligation, aucun engagement, aucune loi morale, et ne sera retenue par aucun scrupule d'honneur ou de loyauté chaque fois que l'intérêt de l'Empire est en jeu.
Source : Gallica

Louis Maurice La politique marocaine de l'Allemagne… (1916)

Les choses en étaient arrivées à ce point lorsque éclata l'incident des déserteurs de Casablanca qui, pendant un mois et demi, tint l'Europe entière en suspens. Ce fut le dernier coup : tout projet d'accord étant mis de côté, le Docteur Rosen, dont le Prince de Bulow avait promis à M. Jules Cambon le remplacement, fut renvoyé à Tanger.
Au moment où l'on pouvait croire qu'une nouvelle crise marocaine, plus grave que les
précédentes, allait se produire et mettre de nouveau la paix de l'Europe en question, tout se calma comme par enchantement.
Source : Gallica

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