Raymond Poincaré

Raymond Poincaré

Résumé

Portrait de Raymond Poincaré Raymond Poincaré Au service de la France/T1

« Je sais que l’Allemagne, même quand elle croit simplement se prémunir contre une agression du dehors, a une manière brutale et lourde qui laisse dans les cœurs le ressentiment, et ces procédés sont comme aggravés par les brusques oscillations d’une volonté irresponsable. » C’était « cette manière lourde et brutale » qui venait encore de se manifester devant Agadir, et cette fois sans l’apparence même d’une excuse, car j’imagine que, ni sous le ministère Monis, ni à l’avènement du ministère Caillaux, l’Allemagne n’avait aucun motif de se prémunir contre une agression.
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Portrait de Raymond Poincaré Raymond Poincaré Au service de la France/T1

J’ai, du reste, de fortes raisons de croire que l’Italie ne doute pas elle-même de notre amitié. Je suis convaincu qu’elle considère aujourd’hui la Russie et la France comme ses meilleures amies et qu’elle attend même, dans ses difficultés actuelles, plus d’aide de nous que de ses alliés. Mais je pense, comme M. Sazonoff, que nous n’avons, ni vous, ni nous, aucun motif de faire sortir l’Italie de la Triple-Alliance.
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Portrait de Raymond Poincaré Raymond Poincaré Au service de la France/T1

Je m’empresse pourtant de constater que dans nos conversations, en affirmant, vous, l’amitié de la France pour l’Italie, moi, celle de l’Italie pour la France, nous avons reconnu que l’amitié entre deux nations doit avoir un fondement plus solide, qui ne peut être que l’appréciation équitable, bienveillante et constante des intérêts politiques et économiques respectifs. Tout le peuple italien est, en ce moment, étroitement et admirablement uni dans un noble élan de patriotisme et de solidarité nationale...
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