Résumé

Auteur:*** Revue des Deux Mondes

Le président du Conseil stigmatise dans les termes les plus forts les excès du militarisme, blâme les excitations à l’animosité contre les Alliés et leur exprime publiquement ses excuses. Cette sévérité n’est à aucun degré de l’affectation ou de la jactance. L’intention du Gouvernement est alors de rétablir à Fiume une situation normale, de mettre d’Annunzio à la raison, de sévir s’il le faut contre les militaires qui l’ont suivi, d’employer au besoin la force. « La discipline avant tout ; nous ferons notre devoir, si pénible soit-il : » tel est le langage de tous les ministres.
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Auteur:*** Revue des Deux Mondes

La seule annonce du pronunciamento de d’Annunzio a fait tressaillir l’Italie d’émotion, mais d’une émotion d’abord assez complexe, où se mêlaient la sympathie, voire l’enthousiasme pour l’entreprise, et l’appréhension de ce qui s’en suivrait, la conscience de ce qu’il y avait de grave sous ce pimpant scenario. L’émotion du Gouvernement, qui n’a pas le droit de s’abandonner aux inclinations du sentiment, est tout entière de l’ordre sérieux.
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Auteur:*** Revue des Deux Mondes

En face, de l’autre côté d’une barricade où veillent en sentinelles des réguliers et des irréguliers, un simple cordon sanitaire de troupes régulières isole Fiume sans l’assiéger et maintient autour d’elle un blocus des plus fictifs.
Le combat, grâce à Dieu, tarde à s’engager. Les Alliés ont sagement décliné le rôle de l’ennemi ; les Serbes n’ont pas cédé à la tentation de l’assumer ; le gouvernement italien attend avec raison, pour le faire jouer à ses soldats, que la nécessité le lui impose.
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