Louis Jouvet,
Réflexions du comédien
“ Dans le théâtre spectaculaire, au contraire, la mise en scène est externe : les inventions, les apports, baignent l’œuvre. Le texte n’est plus, ici, qu’un prétexte ou un support à l’acteur, aux jeux de scène, aux décors et le metteur en scène, empruntant surtout au magasin d’accessoires du théâtre, ou à celui de son imagination, rivalise souvent avec le conducteur de cotillon. La tendance naturelle d’un metteur en scène est de voir les œuvres qu’il choisit et qu’il monte sous un biais particulier qui est l’indice de son tempérament dramatique, et de refaire les pièces. ”
