Adolphe Jullien

Adolphe Jullien

Résumé

Portrait de Adolphe Jullien Adolphe Jullien Les spectateurs sur le théâtre… (1875)

Permettez-moi, Madame, en vous dédiant une tragédie, de m'étendre sur cet art des Sophocle et des Euripide. Je sais que toute la pompe de l'appareil ne vaut pas une pensée sublime ou un sentiment ; de même que la parure n'est presque rien sans la beauté ! Je sais bien que ce n'est pas un grand mérite de parler aux yeux, mais j'ose être sûr que le terrible et le touchant portent un coup beaucoup plus sensible, quand ils sont soutenus d'un appareil convenable, et qu'il faut frapper l'âme et les yeux à la fois.
Source : Gallica

Portrait de Adolphe Jullien Adolphe Jullien Les spectateurs sur le théâtre… (1875)

Des comédiens avaient un privilége ; ils achetaient un jeu de paume, un tripot ; ils formaient une troupe comme des marchands forment une société. Ce n'était pas là le théâtre de Périclès. Que pouvait-on faire sur une vingtaine de planches chargées de spectateurs ? Quelle pompe, quel appareil pouvait parler aux yeux ? quelle grande action théâtrale pouvait être exécutée ? quelle liberté pouvait avoir l'imagination du poëte ?
Source : Gallica

Portrait de Adolphe Jullien Adolphe Jullien Les spectateurs sur le théâtre… (1875)

Molière eut personnellement à souffrir des inconvénients de cette coutume et des hostilités qui éclataient à chaque instant entre les spectateurs des banquettes et ceux du parterre. Un jour, entre autres, un grand seigneur en humeur de rire s'en va raccoler sur le Pont-Neuf tous les bossus qu'il trouve et leur remet à chacun un billet de théâtre pour le soir. Lorsque la toile se lève, tout le public éclate de rire en voyant, rangés de droite et de gauche, quantité de bossus plus contrefaits les uns que les autres.
Source : Gallica

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