Résumé

Emile Perrin Étude sur la mise en scène : lettre à M. Francisque Sarcey (1883)

Nous sommes loin de ce temps, et la partie matérielle du théâtre s'est fort compliquée aujourd'hui. C'est que nous ne savons plus être simples; tout est compliqué dans notre vie. Comment le théâtre ne serait- il pas, jusque dans les accessoires de la représentation, l'imaga de nos travers, de nos exagérations, de nos ridicules, et ne peut-on pas dire avec raison que, si le tapissier tient une trop grande place dans la mise en scène de nos comédies, c'est que la recherche et le luxe de l'ameublement ont pris une place excessive dans notre vie?
Source : Gallica

Emile Perrin Étude sur la mise en scène : lettre à M. Francisque Sarcey (1883)

Ces gens-là n'aiment pas le théâtre, et je les plains; car il n'est pas de jouissance de l'esprit supérieure à celle que donne le spectacle d'une belle pièce bien jouée. J'irai plus loin si perspicace que soit l'esprit de celui qui se contente de lire une pièce, il ne reçoit de ce plaisir solitaire qu'une impression imparfaite, indécise et comme assombrie. Il faut les clartés de la scène pour donner à une œuvre dramatique son vrai relief, sa vraie puissance, sa vie.
Source : Gallica

Emile Perrin Étude sur la mise en scène : lettre à M. Francisque Sarcey (1883)

Joseph Thierry fut le peintre décorateur
par excellence. Entre ses mains, la peinture à la détrempe prenait une vigueur, un éclat, une transparence incomparables. La rapidité, la fougue de l'exécution amenaient sous sa brosse tous les bonheurs et semblaient se jouer de toutes les difficultés. Avec cela, un sentiment d'une exquise finesse, l'imagination rêveuse d'un poète, ce je ne sais quoi qui, dans tous les arts, émeut et charme. Qui ne se souvient du premier Jardin de Marguerite, que Joseph Thierry peignit pour le Théâtre-Lyrique, lorsque Faust y fut représenté pour la première fois?
Source : Gallica

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