Résumé

Alexandre Duval Le Théâtre-français depuis cinquante ans… (1838)

Si je me suis appesanti sur la cause qui a livré notre ancienne et belle littérature aux dédains et au mépris , c'est que j'ai vu le danger que courait la société par l'immoralité des nouvelles doctrines. Que le gouvernement ne s'y trompe pas, autant le théâtre peut être utile aux mœurs , autant il peut être dangereux par de faux principes et d'obscènes tableaux. Il dépend de vous, monsieur le Ministre, de ramener le théâtre à cette dignité qui doit faire de nos jeux scéniques le plaisir de l'honnête homme.
Source : Gallica

Alexandre Duval Le Théâtre-français depuis cinquante ans… (1838)

Le Théâtre-Français ne doit point offrir un spectacle pour les yeux ; c'est par d'éloquentes pensées, par le charme de la diction, par l'élégance de la poésie, et par le talent de ses acteurs, qu'il doit conserver la supériorité qu'il s'est acquise. Et telle était à ce sujet leur conviction, qu'ils disaient à un auteur qui exigeait des décorations : « Nous ne dépenserons que tant pour votre pièce : si voulez plus de faste, brillez à vos dépens. »
Source : Gallica

Alexandre Duval Le Théâtre-français depuis cinquante ans… (1838)

Certes, me
dis-je, si Louis-Philippe n'a pas fait pour le Théâtre-Français ce qu'il vient de faire pour la peinture, c'est qu'il n'a pas cru qu'il fût dans sa puissance de
rendre de l'éclat à un genre de littérature qui marche sans guide et sans frein, de réformer les idées de ces auteurs qui, constants admirateurs du genre tudesque, croient trouver le génie dans l'immoralité et dans le mauvais goût de leurs conceptions.
Source : Gallica

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