Amédée de Jallais

Amédée de Jallais

Résumé

Portrait de Amédée de Jallais Amédée de Jallais Sur la scène et dans la salle… (1854)

Il est bien rare qu'une répétition générale aille parfaitement bien, et il est plus rare encore que chaque artiste ne dise pas en sortant : « La répétition générale a été détestable, la représentation de demain sera excellente. » Et la représentation est en effet excellente, en ce sens qu'elle va un peu moins mal que celle de la veille, ce qui se comprend, puisque la mémoire est plus vieille de 24 heures.
Source : Gallica

Portrait de Amédée de Jallais Amédée de Jallais Sur la scène et dans la salle… (1854)

C'est une navette bien inoffensive, puisqu'elle a pour but d'amuser le public, elle l'ennuie bien quelquefois, mais on n'y regarde pas de si près, et pourvu que la salle soit pleine, le directeur s'inquiète peu de savoir combien de fois les spectateurs ont bâillés.
Le crieur fait donc partie d'une salle de spectacle, tout aussi bien que cette espèce de voix enrouée, ornée d'un tablier presque blanc, et qui entonne après chaque baisser du rideau, son cri de guerre ! Orgeat, limonade, des glaces! Le crieur est la partie politique de la salle.
Source : Gallica

Portrait de Amédée de Jallais Amédée de Jallais Sur la scène et dans la salle… (1854)

Quand on a bien épuisé les sujets de médisance à l'endroit de ces infortunés, on parle des gens qui sont dans la salle ; des habitués qui viennent pour mademoiselle Élisa, ou pour mademoiselle Jeanne, on rit de leur façon d'agir, on les trouve ridicnles, mal mis, laids, avares, et on en ferait des dieux s'ils avaient jeté les yeux sur les sirènes qui les arrangent si bien.
Autrefois les loges d'actrices étaient le rendez-vous de la plus brillante société.
Source : Gallica

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