Tristan Bernard,
Auteurs, acteurs, spectateurs
(1909)
“ Il sait très bien que, d’une façon générale, les bonnes ou les mauvaises dispositions ne signifient rien, et qu’au bout de cinq minutes de spectacle il n’y a plus en présence que l’auteur et le public, une bête fauve dans la salle, et, sur la scène, un dompteur ou un charmeur. Si le dompteur manque d’énergie, si le charmeur manque de charme, ils finiront par être mangés, quelle que soit l’humeur du fauve.Aussi quand, âme en peine dans les coulisses, l’auteur entend le directeur ou le régisseur crier, d’une voix claire : Sonnez au public ! ”
