Résumé

Albert Guichard De la législation du théâtre à Rome et en France… (1880)

Il est des principes essentiels et fondamentaux sans lesquels aucune société ne saurait exister, et dont il importe d'assurer le respect par cette redoutable puissance qu'on nomme le théâtre. L'ordre public, l'autorité, la loi, la morale doivent être à l'abri des attaques de la scène : mais en même temps qu'une sage réserve est indispensable, l'essor de l'art dramatique ne doit pas être trop sévèrement enchaîné, la liberté ne doit pas être trop restreinte, et il faut laisser au poète le droit de proclamer hardiment et loyalement la vérité.
Source : Gallica

Albert Guichard De la législation du théâtre à Rome et en France… (1880)

La critique a attaqué la censure, et elle a eu raison, mais c'est à la condition de la suppléer. Non, un théâtre n'est pas une alcôve. Non, il ne se peut pas que, à défaut de pointe, un couplet se termine par des gestes à faire rougir les mères qui auront amené leurs filles. S'il se trouve des actrices qui consentent à jouer cela, tant pis pour elles. S'il se trouve un public pour applaudir cela, tant pis pour lui. Mais c'est l'art qui paiera les frais de ces débauches. Un beau jour, on profitera de ces immondices pour rétablir la censure.
Source : Gallica

Albert Guichard De la législation du théâtre à Rome et en France… (1880)

On ne s'étonne plus qu'en présence de cette immoralité de la scène, le poète conseille à l'empereur de supprimer les théâtres. L'art dramatique n'y eût guère perdu, et le peuple eût pu y gagner. Lorsqu'un pantomime venait, en effet, jouer publiquement l'adultère de Mars et de Vénus, ou les amours mythologiques des dieux de l'Olympe, lorsqu'on voyait apparaître sur le proscoenium le cygne de Léda ou le taureau de Pasiphaé, le théâtre était en pleine décadence et les moeurs de l'ancienne Rome étaient dans un complet oubli.
Source : Gallica

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