Alexandre-François Vivien,
Revue des Deux Mondes
“ L’art dramatique traverse présentement une crise douloureuse et menaçante pour son avenir. L’esprit de négoce a tué chez les poètes l’enthousiasme du talent. La plupart d’entre eux ont fait de leur esprit un gaspillage impie. Après de brillans débuts, on les a vus descendre degré par degré jusqu’aux scènes infimes, déserter le théâtre pour le feuilleton qu’un spéculateur couvre d’or, et puis reprendre ces feuilletons qui ont repu le vulgaire pour les découper en mauvais drames. Les bons comédiens deviennent chaque jour plus rares : aucune mesure n’est prise pour remplacer ceux qui s’éteignent. ”
