Barbarie (Antiquité)

Définition et enjeux

Portrait de Lerminier Lerminier,  Revue des Deux Mondes

“ La grande invasion du ve siècle l’a trop clairement écrit dans l’histoire pour qu’on puisse en méconnaître la raison profonde, et la hache du barbare est véritablement la première colonne de la société moderne. La conquête amène la propriété, loin de l’anéantir ; les formes en sont nouvelles, compliquées, tortueuses, sans analogie avec rien de l’antiquité. Au système de la légalité romaine, la barbarie donne pour héritière la féodalité, base durable des temps modernes, tellement qu’elle résiste encore, en plusieurs endroits de l’Europe, au flot des révolutions. ”
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Portrait de Émile Littré Émile Littré,  Revue des Deux Mondes

“ La seule hypothèse à laquelle je puisse songer, non pas pour refaire l’histoire, ce qui serait puéril, mais pour s’habituer à considérer un sujet historique sous toutes ses faces, la seule hypothèse, dis-je, serait d’imaginer que les Barbares ne sont pas venus, que la barbarie ne s’est pas mêlée à la civilisation, que l’empire romain, se dissolvant de lui-même, s’est reconstitué en des nationalités dont les limites étaient toutes marquées d’avance, et que l’art, inspiré par un nouvel état social, a cherché son idéal en demeurant plus près des enseignemens de l’antiquité. ”
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