Paul Geslin de Kersolon

Résumé

Paul Geslin de Kersolon Le bâton perdu (1876)

« Cessez », dit-il, « cessez vos regrets et vos larmes ; il n'est pas convenable de mêler la tristesse à la joie, ni la voix de la terre à celle des cieux. N'entendez-vous pas ces chants mélodieux qui ravissent mon âme ?.
Ah! voici venir Jésus en personne, ainsi qu'il me l'a promis. »
Ce furent ses dernières paroles. L'homme de Dieu avait quitté ce monde ; l'âme, cette reine immortelle
avait dépouillé les haillons de la mortalité. L'apôtre de l'Aquitaine, le glorieux saint Martial, avait échangé les larmes de la terre contre la divine volupté des cieux.
Source : Gallica

Paul Geslin de Kersolon Le bâton perdu (1876)

Ainsi, ce berceau de la foi, l'asile où dormaient ces grands hommes, ce musée, enrichi par la piété des siècles; l'église souterraine, où se trouvaient, dans une crypte mystérieuse, les tombes sacrées de l'apôtre d'Aquitaine, de Têve ou Estève le Duc, de Suzanne, de Valérie, la douce vierge ; l'église, l'abbaye, les autels et les tombeaux, tout cela a été détruit jusqu'aux fondements, et l'espace que remplissaient ces saints lieux est aujourd'hui occupé par un théâtre.
Que Dieu ait pitié d'un siècle où un peuple, qui se dit chrétien, assiste sans frémir à de semblables profanations !
Source : Gallica

Paul Geslin de Kersolon Le bâton perdu (1876)

On ne peut à la fois aimer les âmes et la chair, par la même raison que l'oiseau ne peut à la fois être captif dans une cage où on lui a coupé l'aile, et voler, en chantant les chants de liberté, sous le vert feuillage des bois. Le sacerdoce catholique est porté, lui aussi, sur deux ailes : la première est celle de la prière; la seconde, celle de la chasteté : et ce n'est pas sans une inspiration de la divine sagesse que l'Église les lui a l'une et l'autre attachées : l'Église s'y entend, car elle est mère aussi.
Source : Gallica

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