Louis de Loménie

Louis de Loménie

Résumé

Portrait de Louis de Loménie Louis de Loménie Revue des Deux Mondes

Et comme Beaumarchais avait dit que d’Arnaud avait l’air sombre, d’Arnaud s’indigne et s’écrie : « J’avais l’air non pas sombre, mais pénétré. L’air sombre ne va qu’à ces gens qui ruminent le crime, qui se travaillent pour étouffer le remords et pour faire le mal... On vous suit pas à pas dans votre mine, vous marchez à l’éruption... Il y a des cœurs dans lesquels je frémis de lire ; j’y mesure toutes les sombres profondeurs de l’enfer. C’est alors que je m’écrie : Tu dors, Jupiter ! À quoi te sert donc ta foudre ? »
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Portrait de Louis de Loménie Louis de Loménie Revue des Deux Mondes

En combinant la chaîne des événemens et rapprochant chaque chose à son vrai point, tous mes esprits s’échauffent. Je vois dans Beaumarchais un autre Grandisson : c’est son génie, c’est sa bonté, c’est une ame noble et supérieure, également douce et honnête. Jamais un sentiment amer pour des ennemis sans nombre n’approcha de son cœur. Il est l’ami des hommes, Grandisson est la gloire de tout ce qui l’entoure, et Beaumarchais en est le bonheur.
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La prise de la Bastille, si étrangement amplifiée, comme fait d’armes, par nos récens historiens, est réduite à sa juste valeur par M. de Chateaubriand. La révolution n’a pas besoin d’être ainsi gonflée pour paraître grande. Toutefois la portée morale du fait qui ouvre l’ère de l’émancipation n’est point méconnue. « La Bastille, dit l’illustre écrivain, était, aux yeux de la nation, le trophée de sa servitude, elle lui semblait élevée à l’entrée de Paris, en face des seize piliers de Montfaucon, comme le gibet de ses libertés. »
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