Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais

Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais

Résumé

Portrait de Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais Oeuvres choisies de Beaumarchais…

Le Comte, à Figaro. Que voulez-vous ?
Figaro. Monseigneur, vos vassaux, touchés de l’abolition d’un certain droit fâcheux que votre amour pour madame...
Le Comte. Hé bien, ce droit n’existe plus : que veux-tu dire ?
Figaro, malignement. Qu’il est bien temps que la vertu d’un si bon maître éclate ! Elle m’est d’un tel avantage aujourd’hui, que je désire être le premier à la célébrer à mes noces.
Le Comte, plus embarrassé. Tu te moques, ami ! l’abolition d’un droit honteux n’est que l’acquit d’une dette envers l’honnêteté. Un Espagnol peut vouloir conquérir la beauté par des soins
Source : Wikisource

Portrait de Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais Oeuvres choisies de Beaumarchais…

Des libertés!
figaro, à part.
Coquine!
suzanne, à part.
Charmante!
le comte prend la main de sa femme.
Mais quelle peau fine et douce, et qu'il s'en faut que la Comtesse, ait la main aussi belle!
la comtesse, à part.
Oh! la prévention!
le comte.
A-t-elle ce bras ferme et rondelet? ces jolis doigts pleins de grâce et d'espiéglerie?
la comtesse, de la voix de Suzanne.
Ainsi l'amour?...
le comte.
L'amour.... n'est que le roman du coeur: c'est le plaisir qui en est l'histoire; il m'amène à tes genoux.
Source : Gutenberg

Portrait de Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais Oeuvres choisies de Beaumarchais… (1884)

Commander vingt ans, par ses moeurs et la piété la plus sévère, l'estime et le respect du monde, et verser sur moi seul, par cette conduite affectée, tous les torts qu'entraîne après soi ma prétendue bizarrerie!... Ma haine pour eux s'en augmente.
BÉGEARSS. — Que vouliez-vous donc qu'elle fît? Même en la supposant coupable, est-il au monde quelque faute qu'un repentir de vingt années ne doive effacer à la fin? Fûtes-vous sans reproche vous-même? Et cette jeune Florestine, que vous nommez votre pupille, et qui vous touche de plus près...
LE COMTE. — Qu'elle assure donc ma vengeance !
Source : Gallica

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